Olivier Maurel

Écrivain militant – Non à la violence éducative !

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Sud Radio « C’est vous » – Olivier Maurel répond à Cyril Brioulet

À l’occasion de la Journée de la Non-Violence Éducative (le 30 avril), Olivier Maurel répondait aux questions de Cyril Brioulet dans l’émission « C’est vous », sur Sud Radio.

Vous pouvez réécouter l’émission sur le site de Sud Radio ou directement ici.

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Parents / Enfants : petites violences ordinaires, une fatalité ?

Retrouvez ici l’intervention d’Olivier MAUREL à Marseille (13) le 13 février dernier.

Le thème était : « Parents / Enfants : Petites violences ordinaires, une fatalité ? »

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Merci à Karine pour cet enregistrement, et avis aux preneurs de sons (ou d’images !) amateurs : si vous possédez un enregistrement d’une intervention d’Olivier Maurel et que vous acceptez sa diffusion, merci d’écrire à 0liviermaurel[@]free.fr.

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Émission « 7 milliards de voisins » (RFI)

Faut-il interdire la fessée et les châtiments corporels ?

Le 18 novembre 2013 Emmanuelle Bastide recevait Olivier Maurel, président de l’OVEO (Observatoire de la violence éducative ordinaire) et Dominique Marcilhacy, porte-parole de l’Association Union des familles en Europe.

À réécouter sur le site de RFI ou directement ci-dessous :

Faut-il interdire la fessée et les châtiments corporels ?Faut-il interdire la fessée et les châtiments corporels ?

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France Info Junior : Faut-il une loi pour interdire les claques et les fessées ?

Que dit précisément la loi. Où en est la France, où en sont les autres pays, avec les claques et les fessées ?

Olivier Maurel, président de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire – un organisme favorable à ce que l’interdiction de la fessée soit inscrite dans la loi – répond à nos abonnés à Mon Quotidien, le quotidien des 10-14 ans.

Au micro : Emma, Jean, Matthias et Nicolas, ils ont 10 ans.

Retrouvez l’émission et le bonus via le player ci-dessous ou en .mp3 ici :


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Émission « Géopolitique : le débat » (RFI)

La violence éducative ordinaire et ses conséquences

Le 22 octobre 2010, Marie-France Chatin reçoit

  • Cornélia Gauthier, médecin suisse, auteur de Sommes-nous tous des abusés (éditions Géorg 2008) et Victime non merci (éditions Jouvence 2010)
  • Fabienne Cazalis, professeur de neurosciences, membre de l’équipe des éditions l’Instant Présent
  • Françoise Maurel, présidente d’une association de soutien scolaire et créatrice d’un café-parent
  • Olivier Maurel, fondateur de l’Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire, auteur de Oui la nature humaine est bonne… Comment la violence éducative la pervertit depuis des millénaires ? (éditions Robert Lafont)

À réécouter sur le site de RFI ou directement ici :

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Émission « Ça vous dérange » (France Inter)

Faut-il être un dictateur avec ses enfants ?

Une émission du 6 août 2008 où Olivier Maurel était confronté à Aldo Naouri.

À réécouter ci-dessous :

  1. Partie 1
  2. Partie 2
  3. Partie 3
  4. Partie 4

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La non-violence active (RCF Toulon)

Il y a deux sortes d’efficacité, celle du typhon et celle de la sève (Albert Camus)

Sur le sujet de la non-violence active, Olivier Maurel répond aux questions de Danielle Claquin et Françoise Reynès dans l’émission « Présence Mariste », sur RCF Toulon, le 14 avril 2004.

À réécouter ici.

La non-violence est-elle une utopie, un idéal ou une réalité concrète ?

Qu’est ce que la non-violence active ?

Quels sont les moyens de la non-violence ?

[...]

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La violence éducative

Traitons nos enfants comme nous souhaitons qu’ils nous traitent.

Sur le sujet de la violence éducative, Olivier Maurel répond aux questions de Danielle Claquin et Françoise Reynès dans l’émission « Présence Mariste », sur RCF Toulon, le 26 mai 2004.

À réécouter ici.

Pouvez-vous définir ce que vous appelez la violence éducative ?

Tout de même, une petite tape sur la main, ça ne paraît pas si grave et ça peut être utile pour empêcher un enfant de se brûler à la porte d’un four par exemple ?

Mais la violence éducative est-elle très répandue ?

[...]

Émission sur RCF (Radio chrétienne de Toulon) du 26 mai 2004. Présence mariste. Cette émission, enregistrée à la date indiquée dans le titre a été diffusée, comme les trois autres, au cours des mois d’octobre et novembre sur RCF.

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Violence éducative et Eglise catholique

Olivier Maurel, Danielle Claquin, Françoise Reynès.

Ce que vous faites à un de ces petits, c’est à moi que vous le faites (Évangile).

1 – Danielle. Pouvez-vous rappeler brièvement la définition que vous avez donnée de la violence éducative dans la précédente émission ?

La “violence éducative ordinaire”, c’est le niveau de violence qu’une société donnée considère comme normal pour éduquer et faire obéir les enfants. C’est par exemple, en France, la gifle et la fessée. Mais les coups de ceinture et de bâton, sont vus comme de la maltraitance.

Mais le niveau de la violence éducative ordinaire varie selon les pays : en Afrique, par exemple, la bastonnade est considérée comme normale; en Suède et dans les douze pays qui ont interdit toute violence éducative, même la gifle est considérée comme maltraitance.

2 – Françoise. En moyenne, dans le monde, est-ce qu’on est plus près de l’Afrique ou de la Suède ?

Sans aucun doute de l’Afrique. La baisse du niveau de la violence éducative dans la plupart des pays européens fait que nous ne nous rendons pas compte avec quelle violence les enfants sont battus quasi quotidiennement partout ailleurs (comme ils l’étaient en France il y a un siècle et demi ou deux), à quelques exceptions près, à l’école et à la maison. Et il faut avoir cela bien présent à l’esprit pour comprendre la nécessité d’agir contre cette violence.

3 – Danielle. Et vous avez montré aussi la dernière fois que les effets de cette violence sont réellement graves.

Oui, ils agissent sur le corps de l’enfant et sur son esprit.

Un des effets les plus grave des punitions corporelles, c’est qu’elles rendent les enfants violents en leur apprenant à trouver normal de régler les conflits par la violence. Que ce soit par exemple dans la vie familiale et conjugale ou dans la vie politique et sociale. Les régions du monde où l’on frappe le plus les enfants sont aussi celles où la pratique de la violence conjugale est la plus répandue.

S’ils ne deviennent pas violents par eux-mêmes, les enfants sont dressés à se soumettre non pas à la loi, ni à leur conscience, mais à la violence et aux leaders violents, ce qui a évidemment de graves répercussions dans la vie sociale.

Les principaux dictateurs du XXe siècle ont tous été des enfants abominablement battus. Et comme l’éducation violente était la règle dans leur pays, ils n’ont pas eu de mal à trouver des gens prêts à se soumettre à leur violence et à en devenir les agents zélés.

Il y a bien d’autres effets de la violence éducative sur les enfants, mais il nous faut maintenant aborder le sujet d’aujourd’hui.

4 – Françoise. Oui, et ce sujet c’est le rapport que l’Eglise a eu avec la violence éducative. Pourquoi, à votre avis, faut-il se poser cette question ?

La première raison, c’est que malheureusement l’Église, dans ses établissements scolaires a longtemps pratiqué la violence éducative, et souvent de façon extrêmement cruelle.

5 – Françoise. Pouvez-vous en donner des exemples ?

Malheureusement, on peut en citer des quantités.

Tout d’abord, on sait que depuis le haut Moyen-Âge jusqu’à la Révolution, tous les établissements scolaires étaient religieux. Or, sur toutes les gravures, peintures et sculptures représentant les maîtres, l’attribut qu’ils ont toujours en main ou suspendu au-dessus de leur chaire, ce sont les verges, c’est-à-dire une poignée de baguettes dont ils se servaient avec une grande violence. Montaigne a témoigné, au XVIe siècle, avoir vu le sol de sa classe jonché de baguettes ensanglantées.

Mais de tels traitements ne se sont pas arrêtés avec la Révolution. De très nombreux témoignages montrent que la violence éducative a sévi dans beaucoup d’établissements religieux – et pas seulement religieux – jusqu’à nos jours.

Le fils d’un ami m’a dit avoir dû rester à genoux, les bras en croix, une Bible dans chaque main, sous la menace de coups s’il baissait les bras, dans un établissement religieux de Lyon, dans les années 1970.

Aux Maristes de Toulon, dans les années soixante, quand ils étaient près de la Place de la Liberté, un de mes beaux-frères a dû, avec ses camarades, sur l’ordre [...]

Emission sur RCF (Radio chrétienne de Toulon) du 26 mai 2004. Présence mariste. Cette émission, enregistrée à la date indiquée dans le titre a été diffusée, comme les trois autres, au cours des mois d’octobre et novembre sur RCF.

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Rompre avec la violence éducative

1 – Danielle. Dans les précédentes émissions, vous avez défini la violence éducative ordinaire en la distinguant de la maltraitance. Vous avez montré que le niveau de cette violence éducative a baissé dans les pays européens sans que le nombre de parents qui y recourent ait beaucoup diminué. Mais que ce niveau est resté très élevé dans la plupart des pays non-européens. Vous avez montré enfin la gravité des conséquences de la violence éducative, dont en particulier les conséquences sur la violence collective des conflits civils et internationaux.

Pouvez-vous maintenant préciser comment on peut, d’après vous, rompre avec la violence éducative et s’orienter vers une éducation sans violence ?

On peut agir à plusieurs niveaux :
- si on est parent, on peut éviter de recourir à la violence éducative sur ses propres enfants;
- si on n’a pas d’enfants, on peut agir au niveau individuel et au niveau des communes;
- on peut agir aussi au niveau national et international;
- et enfin, pour les chrétiens, au niveau des Églises.

2 – Françoise. Commençons par le niveau des parents. Est-ce que l’amour maternel et paternel ne suffit pas pour bien élever ses enfants ?

On aimerait pouvoir dire que l’amour suffit à tout. Mais ce n’est pas exact. La plupart des parents pensent aimer leurs enfants, même ceux qui les maltraitent.

En réalité, en tant que parents, nous avons tous été formés sur le tas. Ou plutôt sur deux tas. Celui de notre propre enfance où nous avons vu nos parents nous éduquer, bien ou mal. Puis, celui de notre propre expérience de la maternité ou de la paternité. Le plus souvent, c’est par rapport à la manière dont nous avons été élevés que nous élevons nos enfants, en essayant de reproduire notre propre éducation, ou au contraire de nous en distinguer le plus possible.

Quelques parents cherchent des conseils sur l’éducation dans les livres publiés au moment où le problème de l’éducation se pose pour eux.

Mais en ce qui concerne la violence éducative, toutes les études montrent que 80 à 90% des parents reproduisent le niveau de violence éducative toléré dans la société où ils vivent. Et, quel que soit ce niveau de violence, fessée ou bastonnade, ils pensent bien élever leurs enfants.

3 – Danielle. Que doivent donc faire des parents pour élever leurs enfants sans violence?

On peut distinguer deux cas assez différents.

Premier cas : celui des parents qui n’ont été ni frappés ni frappeurs et dont l’enfant arrive à l’âge des premiers conflits.

C’est le meilleur des cas. En effet, il est rare que des parents qui n’ont jamais été frappés soient portés à frapper leurs propres enfants. Il faut toutefois tenir compte du fait qu’on a rarement des souvenirs antérieurs à l’âge de trois ans et donc qu’on peut avoir reçu des fessées avant cet âge. Il faut tenir compte aussi des nounous qui ont pu en donner sans que les parents le sachent.

En tout cas, si on n’en a jamais reçu, le plus important est de ne pas commencer. Comme l’écrit la psychologue Isabelle Filliozat, le premier coup qu’on donne à un enfant ouvre un “chemin neuronal” dans le cerveau, chemin qu’on risque d’emprunter de nouveau à la prochaine désobéissance de l’enfant.

Pour ne pas commencer, il faut remplir certaines conditions positives pour ne pas créer soi-même des occasions de conflit avec l’enfant, sans faire pour autant , comme on dit, “ses quatre volontés”.

4 – Françoise. Qu’est-ce que vous appelez : “remplir les conditions positives” ?

Par exemple, veiller à la satisfaction des besoins de l’enfant. Je ne dis pas des désirs, mais des besoins. Un enfant dont les besoins physiques et affectifs ne sont pas satisfaits risque de manifester son état de manque de diverses façons très propres à faire démanger la main des parents.

Autre nécessité, établir avec l’enfant une relation de confiance et d’échange qui facilite le règlement des petits conflits de la vie quotidienne..
Il faut aussi réduire le plus possible les occasions de conflit en amén[...]

Émission RCF (Radio chrétienne, Toulon)