Olivier Maurel

Écrivain militant – Non à la violence éducative !

By Olivier Maurel

Lettre à Emmanuel Jaffelin

Monsieur,

J’ai écouté hier votre interview sur France Culture et je viens de regarder la vidéo où vous faites l’apologie de la gifle. J’avais un préjugé favorable à votre égard à cause de votre Éloge de la gentillesse, mais votre Apologie de la punition me laisse beaucoup plus perplexe.

J’ai l’impression qu’à partir de la juste critique que vous faites du système carcéral, vous avez développé une théorie que vous avez appliquée aux punitions infligées aux enfants, mais sans être vraiment informé ni de ce qu’est la réalité de ces punitions, ni de leurs effets sur des personnalités et des corps en construction.

Quand vous déplorez que la société ait dépossédé les parents du pouvoir de punir, allez-vous jusqu’à regretter qu’elle les ait dépossédés du droit de les battre à coups de bâton ou de fouet comme cela s’est fait partout, sauf dans certaines sociétés de chasseurs cueilleurs, depuis probablement le néolithique, et comme cela continue à se faire dans la plupart des pays du monde ? Si vous n’acceptez que la gifle et la fessée à cause de leur innocuité supposée, détrompez-vous : de multiples études récentes ont montré que ces formes de violences ont de multiples effets sur la santé physique et mentale des enfants. Vous connaissez un de ces effets si vous avez lu les Confessions de Rousseau. Plusieurs lecteurs et lectrices de mes livres sur ce sujet m’ont assuré qu’il leur était arrivé exactement la même chose qu’à Rousseau. Et l’abondance des sites sado-masochistes sur internet permet de penser que ces cas ne sont pas isolés. Même si la fessée n’avait que cet effet nocif (or elle en a bien d’autres),en recommandant l’usage de la fessée aux  parents, vous les invitez tout simplement à jouer à la roulette russe avec la sexualité de leurs enfants. Ne pensez-vous pas que c’est une attitude un peu irresponsable ?

Votre éloge de l’humiliation me semble tout aussi irresponsable. Autant il est important d’expliquer clairement à un enfant que l’acte qu’il vient de commettre est inacceptable, autant il est inacceptable de l’humilier, lui, pour un acte dont, la première fois qu’il le commet, il n’est pas conscient de la portée. La distinction entre la condamnation de l’acte et celle de la personne est essentielle. Et elle le reste même s’il y a répétition de l’acte. Contrairement à ce que vous dites et à l’étymologie, humilier, ce n’est pas rendre humble, c’est faire perdre toute estime de soi, c’est briser le ressort qui permettrait un redressement, surtout chez un enfant.

Je vous invite à vous informer sérieusement sur ce qu’est réellement la violence éducative et sur ses conséquences. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire, notamment dans sa rubrique Textes scientifiques.

Bien cordialement.

Olivier Maurel
Président de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire
http://0liviermaurel.free.fr

By admin

Lettre à Sandrine Garcia

Madame,

Je suis un de ces “entrepreneurs de morale” dont vous ne parlez pas avec beaucoup d’aménité dans votre livre Mères sous influence. Pire, je suis le fondateur de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire que vous mentionnez deux ou trois fois. Et pire encore, j’ai été effectivement très marqué par la lecture des livres d’Alice Miller. Dernière circonstance aggravante : j’ai écrit trois livres sur la violence éducative !

J’ai lu votre livre, Mères sous influence, avec intérêt, bien qu’avec quelque irritation parfois, vous vous en doutez, surtout dans sa seconde partie qui concerne davantage mes centres d’intérêt et mes recherches.

J’essaierai de résumer les accusations que vous portez contre le courant issu des travaux d’Alice Miller et d’y répondre au fur et à mesure :

1. Nous pratiquons un “ethnocentrisme de classe” en diffusant des pratiques éducatives propres aux classes moyennes et en disqualifiant du même coup les classes populaires sur lesquelles nous tendons à établir une “police des familles”.

Il me semble que, sur ce point, votre livre, écrit d’un point de vue sociologique, manque passablement de perspective historique. Car existe-t-il un seul mouvement historique important allant dans le sens de la reconnaissance des droits de la personne qui n’ait pas eu sa source dans des milieux sociaux qui d’une part avaient accès au savoir, d’autre part, contrairement aux classes dominantes, n’avaient aucun intérêt particulier à conserver l’ordre établi ? Les idées des Lumières à l’origine de la Déclaration des droits de l’homme sont nées dans la bourgeoisie et chez certains aristocrates.

Classes moyennes signifie classes relativement instruites et capables de diffuser les idées fondées sur les savoirs nouveaux de leur temps et allant donc nécessairement à contre-courant de l’opinion publique marquée par la tradition et peu informée. Les premières suffragettes dont l’action a abouti au droit de vote des femmes, étaient elles aussi issues de la classe moyenne, et même de sa partie la plus instruite.

Croyez-vous que les pays africains où se pratique l’excision parviendront à se débarrasser de cet usage sans l’action de personnes issues des classes les plus instruites et les plus conscientes de ces pays ? Ou bien pensez-vous que les Africaines qui luttent contre l’excision cherchent aussi à « disqualifier les pratiques des classes populaires » ?

Si le mouvement en faveur des droits de la personne ne vient pas des classes populaires, ce n’est pas dû à une infériorité de ces classes, mais au fait que les traditions ont un immense pouvoir sur notre esprit, ce qui explique la durée plurimillénaire de l’esclavage, de la violence exercée sur les femmes, des sacrifices humains, de l’excision, et de multiples usages qui ne tiennent que par tradition.

Pour se dégager d’une tradition très ancienne transmise de génération en génération, comme celle des punitions corporelles, il faut avoir eu accès à un minimum de connaissances, ce qui, malheureusement, est rarement le cas dans les classes populaires, et avoir été capable de remettre en question le mode d’éducation que l’on a subi de ses parents, ce qui est encore plus difficile.

Bref, il me semble un peu léger de stigmatiser des idées sous le prétexte qu’elles sont nées dans les classes moyennes.

D’autre part, si nous souhaitons effectivement une interdiction des punitions corporelles et humiliantes, ce n’est pas pour établir une “police des familles”. Nous souhaitons que cette interdiction ne soit inscrite que dans le Code civil et non dans le Code pénal où existent d’ailleurs déjà, sans que nous y soyons pour rien, des sanctions extrêmement sévères pour les coups et blessures, avec circonstances aggravantes lorsque les coups sont infligés par les parents.

2. Les pratiques éducatives que nous diffusons visent à moraliser les mères et à les réduire à leur fonction maternelle.

Il est vrai que c’est encore aujourd’hui sur les femmes que pèse le poids de l’éducation des enfants. Mais les choses évoluent et nous souhaitons qu’elles évoluent. De plus en plus de pères acceptent de partager les tâches d’éducation et nous souhaitons que le plus possible de mesures concrètes soient prises dans l’organisation du travail notamment pour que cette évolution s’accélère.

Il faut ajouter que le nombre d’enfants par couple diminuant, les tâches d’éducation occupent dans la durée de la vie, une place de plus en plus limitée et pourraient donc être plus facilement partagées à égalité entre les sexes.

3. En énonçant de nouvelles normes d’éducation, nous fabriquons de la déviance, puisque plus il y a de normes, plus il y a de déviances par rapport à ces normes.

Certes, quand aucune fâcheuse norme n’interdisait aux maris de battre leur femme, ils n’étaient pas déviants quand ils se le permettaient ! Heureuse époque ! La regrettez-vous ?

4. Nous dramatisons les pratiques éducatives populaires comme les tapes, gifles et fessées et les faisons entrer indûment dans la catégorie de la maltraitance.

Est-ce dramatiser la gifle que de la considérer comme une forme de violence conjugale ? Or, un enfant est encore plus vulnérable et fragile qu’une femme adulte. Pourquoi cette discrimination ? Parce que l’enfant ne comprend pas d’autre argument que les coups ? Alors, préconisons aussi la tape et la gifle pour les personnes atteintes d’un handicap mental ou pour les personnes âgées atteintes d’un alzheimer et qui refusent de faire ce qu’on leur demande. Car l’origine de la difficulté est la même : problème d’âge (très jeunes dans un cas, très vieux dans l’autre) et d’état du cerveau (immaturité dans un cas et dégradation dans l’autre).

5. Nous rejetons la résilience qui, elle, relativise le statut de victime et propose une perspective dynamique.

Ce n’est pas la résilience que nous remettons en question, mais l’importance que lui attribuent ceux qui la présentent comme la panacée. En effet, pour la juger, il faut distinguer les cas de maltraitance reconnue dans une société donnée et les cas de violence éducative tolérée.

Dans le premier cas, les enfants maltraités ont toutes les chances de trouver autour d’eux des personnes (voisins, autres membres de la famille, voire assistantes sociales, juges, policiers) qui leur feront comprendre que ce qu’ils ont subi n’est pas normal. Ayant effectué cette prise de conscience, ils courent moins de risques de reproduire ce qu’ils ont subi.

Mais un enfant qui est seulement victime de violence éducative tolérée dans la société où il vit (qu’il s’agisse de la gifle, de la fessée ou de la bastonnade) ne trouvera sans doute autour de lui que des personnes qui lui diront qu’on a bien eu raison de le frapper puisqu’il a eu tel ou tel comportement répréhensible. Et donc, il reproduira sans état d’âme ce qu’il a subi sans se poser d’autres questions.

C’est la raison pour laquelle l’usage des punitions corporelles dure depuis environ cinq millénaires malgré les convictions bien établies des adeptes de la résilience qui prétendent que seuls 20% des individus reproduisent ce qu’ils ont subi. Si c’était exact, il y a beau temps que plus personne ne frapperait les enfants. Mais les adeptes de la résilience acceptent très mal de reconnaître une exception si monumentale aux bienfaits de la résilience.

Quant à la “perspective dynamique” dont vous marquez avec raison la nécessité, nous en sommes aussi convaincus, mais ne voulons pas l’établir sur une croyance illusoire. La répétition de ce qu’on a subi n’est pas automatique, mais c’est presque la règle quand il s’agit de la violence éducative tolérée dans la société où l’on vit.

6. Nous faisons de la morale en croyant faire de la science.

Les connaissances concernant le développement du cerveau ont extraordinairement progressé durant les dernières décennies. Les découvertes concernant l’importance de l’attachement, concernant les neurones miroirs et l’imitation, les enquêtes multiples effectuées sur les effets des punitions corporelles sur la santé physique et mentale, ne laissent plus de doutes sur les effets nocifs des punitions corporelles et humiliantes. Bien sûr, chacun est libre de refuser de s’informer sur ces apports de la science. Mais c’est un peu dommage quand on est soi-même une scientifique.

7 Nous devrions remplacer une stratégie de dénonciation par une compréhension des conditions sociales, économiques et culturelles favorisant les comportements familiaux que nous jugeons déviants.

Contrairement à ce que vous semblez supposer, l’usage des punitions corporelles n’est pas du tout le propre des classes populaires. Depuis des millénaires, les punitions corporelles sont le moyen d’éducation le plus employé à tous les niveaux de la société. De multiples proverbes les ont préconisées sur tous les continents et tous les enfants les subissaient quel que soit leur milieu d’origine, de la part de leurs parents et de leurs maîtres. Ce ne sont pas les “conditions sociales, économiques et culturelles” qui favorisent cet usage, c’est le fait d’y avoir été soumis ou non dans son enfance, qu’on soit fils de roi (voir l’éducation du petit Louis XIII par Henri IV) ou fils d’ouvrier ou de paysan.

Ceci dit, il est exact que depuis un siècle et demi environ, l’intensité des punitions corporelles a sensiblement baissé dans un bon nombre de pays industrialisés dont la France (sans toutefois que le pourcentage de parents qui les utilisent ait beaucoup diminué) et, bien sûr, le mouvement a commencé d’abord dans les classes moyennes qui lisaient les livres de puériculture, et s’est étendu progressivement aux classes populaires.

Mais à la fin du siècle dernier, sont arrivées en France des familles originaires de régions du monde où le niveau de la violence éducative était resté le même que celui où on en était en France aux XVIIIe et XIXe siècles, c’est-à-dire au niveau de la bastonnade et de la flagellation. Le travail de sensibilisation est donc à poursuivre et à intensifier, non pas pour répandre “l’idéologie des classes moyennes”, mais parce que les besoins fondamentaux des enfants de ces familles sont les mêmes que ceux des enfants des classes moyennes et que les effets des punitions corporelles sur leurs comportements innés sont les mêmes que sur les enfants des familles françaises.

8. Alice Miller et nous serions “rousseauistes”.

Si vous aviez vraiment lu Alice Miller au lieu de vous contenter de parcourir son site, vous sauriez qu’elle a dénoncé dans plusieurs de ses livres les manipulations recommandées par Rousseau dans Émile. Vous pourrez lire d’ailleurs bientôt sur notre site une analyse très détaillée de l’attitude de Rousseau par rapport à la violence éducative.

 

Dernier point : Je ne comprends pas très bien comment sont compatibles avec vos critiques deux de vos remarques, l’une sur la démonstration par Philippe Ariès du mouvement historique de fond dans le sens de la valeur accordée à l’enfant (p. 375), et l’autre sur l’amélioration des conditions d’accueil des enfants dans les institutions, amélioration due à l’action des psychanalystes (pp. 214 et 274).

Le mouvement que nous représentons n’est rien d’autre que le prolongement des deux tendances ci-dessus. Trouvez-vous vraiment suffisantes dans le monde actuel la valeur accordée à l’enfant et les conditions d’accueil dans les institutions et dans les familles ? Si oui, je vous recommande la lecture du livre d’Anne Tursz, Les Oubliés, qui montre, à partir d’une enquête extrêmement rigoureuse combien les mesures de protection des enfants sont encore scandaleusement insuffisantes.

Il m’est arrivé dans cette lettre de vous répondre de façon un peu ironique. Mais reconnaissez que vous ne nous ménagez pas non plus. Croyez cependant que je souhaite sincèrement un dialogue entre nous, ne serait-ce que pour savoir si j’ai mal interprété votre pensée ou si certains de ses aspects m’ont échappé. Peut-être retireriez vous vous-même de ce dialogue un approfondissement de vos propres convictions.

Bien cordialement malgré nos différends.

Olivier Maurel

By admin

Présentation de l’Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire

Un avis d’Olivier Maurel, publié sur http://www.stopviolence.fr

Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire (OVEO)

L’Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire est à la fois une association et un site créés dans le but d’informer le plus largement possible l’opinion publique et les responsables politiques sur la pratique de la violence éducative ordinaire, c’est-à-dire des diverses formes de violences utilisées quotidiennement dans les familles et les écoles pour éduquer les enfants.

On trouve en effet presque partout normal de frapper les enfants pour les faire obéir alors que cette méthode d’éducation expose les enfants, les adultes qu’ils deviennent et la société dans son ensemble à de graves dangers.

Les enfants sont d’ailleurs aujourd’hui dans presque tous les pays la seule catégorie d’êtres humains qu’il soit permis de frapper légalement, alors qu’ils sont aussi les êtres humains les plus fragiles, les plus vulnérables et ceux sur lesquels la violence a les conséquences les plus graves.

Alors que dans les sociétés anciennes, on avait le droit légal de battre les esclaves, les domestiques, les soldats et les marins, les prisonniers, les femmes, aujourd’hui, dans presque tous les pays, seuls les enfants peuvent être encore légalement frappés.

Cette anomalie ne nous apparaît pas comme telle parce que nous avons presque tous subi à des degrés divers la violence éducative et que nous avons acquis sous les coups, depuis notre petite enfance, la conviction qu’elle est le privilège normal des parents.

Mais il n’est plus possible aujourd’hui d’accepter une telle pratique. Depuis une cinquantaine d’années, un grand nombre d’études ont montré de façon indubitable que la violence éducative a des conséquences graves sur le développement des individus et des sociétés. Elle est en effet la cause d’un grand nombre de manifestations de violence contre soi et de violence contre autrui, aussi bien sur le plan individuel que sur le plan collectif (Voir à ce sujet : Dangers de la violence éducative).

Et les études des neurobiologistes sur la formation et le fonctionnement du cerveau confirment chaque jour davantage l’importance de ces dangers.

Certes, cette méthode d’éducation est très ancienne, et se pratique depuis des millénaires. Mais bien d’autres usages, comme l’esclavage, l’excision ou la coutume de battre les femmes ont duré pendant des millénaires ou durent encore, sans que cela les rende en quoi que ce soit plus acceptables.

Il est donc temps de mettre fin à cette pratique. Les Etats signataires de la Convention relative aux droits de l’enfant, c’est-à-dire tous les Etats de la planète sauf deux (les Etats-Unis et la Somalie), l’ont d’ailleurs reconnu.

L¹article 19 de cette Convention fait obligation aux Etats de veiller à protéger les enfants contre toute forme de violence. Et le Comité des droits de l¹enfant de l’ONU rappelle constamment aux Etats qu’ils doivent interdire la pratique de toute forme de violence, même légère, à l’égard des enfants, aussi bien dans les familles qu’à l’école. Le Conseil de l’Europe de son côté a vivement invité les Etats européens à imiter les douze pays qui ont eu le courage de voter une loi interdisant toute forme de violence éducative.

Mais un des principaux obstacles à une évolution dans ce sens, est l’ignorance, l’indifférence et la sous-estimation dans lesquelles nous tenons la violence éducative.

Nous ignorons à la fois le degré d’intensité que revêt cette violence dans la plupart des pays et les dangers que présentent les manifestations même les plus faibles de cette violence.

Cette ignorance nous amène à ne pas nous en soucier et à la considérer comme normale.

Et nous la voyons comme un phénomène dérisoire qui ne concerne qu’une étape de la vie que nous avons dépassée, et donc sans importance réelle, alors qu¹il est très probablement une des principales causes de la violence des adultes et de leurs comportements suicidaires sur le plan individuel comme sur le plan planétaire.

C’est pourquoi il nous a paru nécessaire de créer cet Observatoire dont le but est de révéler le scandale caché de la violence éducative qui légitime, sous couvert d’éducation, des cruautés à peine imaginables.

Ce scandale doit devenir évident aux yeux de tous pour que se produise la prise de conscience nécessaire à son éradication.

L’attitude de l’opinion publique à l’égard de la violence éducative sera aussi un des objets d’étude de l’Observatoire.

L’OVEO aura également pour but de faire pression sur les États dans la mesure de ses moyens pour qu’ils en arrivent à interdire toute forme de violence éducative comme l’ont déjà fait douze d’entre eux.

L’Observatoire vise à être réellement international, c’est-à-dire à créer un réseau de correspondants et de sites dans tous les pays et dans les diverses langues du monde.

L’action militante de l’Observatoire ne l’oppose, par principe, ni aux parents ni aux enseignants. Bien au contraire, il est convaincu que son action en faveur des droits des enfants rejoint le désir profond des parents et des enseignants de voir les enfants respectés comme doivent l’être des personnes humaines en formation.

L’espoir des membres de l’Observatoire est que, puisqu’on appelle cruauté le fait de frapper un animal et agression le fait de frapper un adulte, on cesse d’appeler éducation le fait de frapper un enfant.

[Note de l'admin : la date de cet avis n'est pas connu à ce jour]